Deux Michel à découvrir sur le nouveau volume de la collection pop "Wizz"

01 juillet 2021 à 12h39

Comment continue-t-on encore, des années après, à découvrir des Michel et des Michèle inattendu.e.s  ? On doit l'avouer, Born Bad Records nous aide bien : le label fondé en 2006 s'est fait une spécialité de faire redécouvrir au public des enregistrements méconnus, disparus, oubliés. Et leur dernière sortie, "Wizz vol. 4", ne déçoit pas sur ce plan !

Wizz, c'est une série de compilations qui mettent à l'honneur la pop francophone des années 60, loin des yé-yé et de Salut les Copains : une pop teintée de psychédélisme, d'influences venues d'un peu partout dans le monde, et qui parfois frise avec l'expérimentation. La plupart des artistes présents dans les disques Wizz ne vous diront rien (à l'exception de William Sheller dont vous découvrirez des titres de jeunesse, de Brigitte Fontaine, ou éventuellement de Danyel Gérard, connu pour Butterfly), mais ils valent tous le coup d'oeil. Et surtout, dans ce nouveau volume sorti au printemps, on trouve non pas un, mais deux Michel méconnus ! 

Michel Handson a sorti à peine trois 45 tours dans une éphémère carrière. Mais le titre Le Bric à Brac, face B de Comme un rêve d'enfant, a une particularité : si lui est resté inconnu, ceux qui signent ses arrangements ont eu une belle carrière, puisqu'il s'agit, d'un côté des frères Georges et Michel Costa (encore un Michel), qui ont plus tard été choristes sur Starmania, puis aux côtés de toutes les stars de la chanson française dans les années 80, sur tous les albums de Dorothée, et dans une bonne partie des jingles radio des années 90 et 2000 (Nostalgie et NRJ, c'est eux). Et de l'autre côté, les arrangements sont co-signés avec un certain Gabriel Yared, qui s'est ensuite révélé comme compositeur de musiques de film, et pas des moindres : L'Amant, Le Patient Anglais, 37,2° le matin... et le journal de TF1. En écoutant Bric-à-Brac, on n'est pas si loin de Gainsbourg à la même époque, les congas et les cordes s'accordent à merveille !

L'autre Michel de la compilation, c'est Michel Didier, qui a sorti cinq 45 tours d'un seul coup en 1968. Là encore, aux arrangements, on retrouve une pointure : un certain Jean-Claude Vannier, l'arrangeur de Melody Nelson pour Gainsbourg ou de On ira tous au paradis pour un autre Michel, Polnareff. Et, de la basse aux choeurs, le titre de Michel Didier, Comme un arc-en-ciel, est totalement psychédélique - c'est une reprise d'un groupe britannique appelé Nirvana (mais pas celui que vous connaissez). 

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